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S'engager pour les enfants de l’Aide sociale à l’enfance

27 avril 2026

Aider et protéger les enfants et les jeunes les plus vulnérables est au cœur de la mission de la Fondation de France. Aujourd’hui encore, face à des besoins croissants et aux limites des dispositifs de protection de l’enfance, plusieurs fondations abritées s’engagent pour accompagner ces jeunes et les aider à construire leur avenir.

En France, près de 400 000 enfants et adolescents sont concernés par l’Aide sociale à l’enfance (ASE) et plus de la moitié est accueillie en foyer ou en famille d’accueil1. Confrontés à un manque de ressources (financières et humaines) et à un accroissement des besoins, les services de protection de l’enfance sont en difficulté et peinent à prendre en charge ces jeunes de manière efficace et complète. Les fondations abritées s’engagent en soutenant des initiatives contribuant à améliorer l’accompagnement de ces jeunes malmenés par la vie.

Prendre soin de la santé des enfants défavorisés

« ll y a quelque chose de paradoxal à voir l’augmentation des besoins dans ce domaine et, dans le même temps, la nécessité pour les associations de faire des arbitrages en réduisant leurs actions faute de moyens », explique Christophe Salmon, délégué général de la Fondation Crédit Mutuel Alliance Fédérale. La fondation a lancé en mai 2025 le Programme National pour l'enfance défavorisée, un engagement de 17 millions d'euros financé par le Dividende sociétal. Ce programme réunit 8 acteurs majeurs de la  solidaritéqui agissent de manière complémentaire : accès au logement et aux droits, alimentation, santé, etc.

La fondation a également soutenu l’ouverture à Paris en novembre 2025 du premier Centre d’Appui à l’Enfance en France. Porté par l’association IM’PACTES, en partenariat avec l’AP-HP et la Ville de Paris, cette structure accueille les enfants confiés à l’ASE pour une prise en charge globale, à la fois médicale et psychologique. Une initiative essentielle quand on sait que ces enfants ont une espérance de vie inférieure de 20 ans à la moyenne nationale et que moins de 10 % d’entre eux bénéficient d’un réel suivi de santé1.

Se reconstruire au contact de la nature

Pour de nombreux enfants placés, le parcours en foyer ou en famille d’accueil est jalonné de ruptures qui peuvent être la source de profonds traumatismes et les empêcher de se construire sereinement. « Les enfants de l’Aide sociale à l’enfance et la nature ont quelque chose de commun : ils sont tous les deux fragiles et doivent être protégés, et tous deux n’ont pas de voix », explique Cybèle de Brem, co-directrice de la Fondation Lemarchand.

Depuis 2025, la fondation, historiquement engagée pour la protection du vivant, a élargi son action aux publics fragiles. Elle soutient des projets liant nature et accompagnement social comme le Parc de la Brosse. Situé en Vendée, ce domaine de 70 hectares a été transformé en lieu de répit et de reconnexion pour des jeunes au parcours difficile. « Le contact avec la nature a quelque chose d’apaisant pour les enfants, ils redeviennent libres. Et la relation à l’animal vient combler un besoin de tendresse et de communication », confie Cybèle de Brem.

La fondation accompagne aussi l’association le Colibri, un réseau de lieux de vie tournés vers la nature et inspirés des valeurs du scoutisme qui accueille des jeunes de l’ASE en perte de repère.

Aider les jeunes à construire leur vie après l’ASE

Le moment de la majorité est une étape charnière pour ces jeunes. Sans soutien familial et souvent sans diplôme, ils se retrouvent soudain seuls, livrés à eux-mêmes. Le risque de basculement est réel : près de la moitié des jeunes sans-abri de 18 à 25 ans ont eu un parcours à l’ASE, indique un rapport public de la Cour des comptes, publié en 2025.

Certaines fondations se sont concentrées sur cette période de transition à haut risque. La Fondation Philippe et France Lenain, engagée en faveur des jeunes aux parcours difficiles, soutient par exemple l’association Chapitre 2 qui prend le relais des dispositifs d’Aide sociale à l’enfance en accompagnant les jeunes de manière individualisée dans l’accès aux droits, à l’emploi, aux soins et au logement.

Dans le Nord, où le nombre d’enfants concernés par l’ASE est le plus élevé de France (22 000 enfants protégés ou confiés en 20253), la Fondation du Nord, agissant dans le domaine des solidarités, a décidé de renforcer son action avec 10 autres partenaires dont la Fondation de France. Elle lancera le 28 mai un appel à projets dédié aux jeunes de 16 à 25 ans sortant de l’ASE. L’objectif : encourager des solutions innovantes en matière d’insertion professionnelle, de santé et de logement, tout en renforçant leurs liens sociaux. Une mobilisation collective pour accompagner les jeunes vers l’autonomie et, surtout, leur redonner un horizon.

 

1. Étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES), 2024

2. Les Restos du cœur, le Secours Catholique, IMP'ACTES, Médecins du monde, le Secourspopulaire, Utopia 56, la Cimade et Action Éducation.

3. Rapport annuel de l’Observatoire départemental de la protection de l’enfance (ODPE) des rapports officiels annuels, 2026.