3 questions à Laurence Faivre, correspondante entreprises à la Fondation de France Grand Ouest
Directrice Grands comptes au sein du groupe américain 3M, Laurence Faivre a rejoint bénévolement la Fondation de France Grand Ouest en 2023 comme correspondante entreprises pour faire le lien entre monde économique et intérêt général. Rencontre.
Pourquoi avoir choisi de rejoindre la Fondation de France Grand Ouest en tant que bénévole ?
Je me suis longtemps engagée dans des associations, mais souvent de manière ponctuelle. À un moment, j’ai ressenti le besoin d’aller plus loin et de m’inscrire dans une démarche philanthropique plus structurée, avec un impact concret.
Je connaissais la Fondation de France de nom, principalement pour ses interventions en situations d’urgence, mais sans mesurer l’étendue de ses champs d’action.
En approfondissant le sujet, j’ai découvert une organisation solide : une action en faveur de toutes les causes de l’intérêt général, un réseau de bénévoles aux parcours professionnels exigeants, des moyens réels et une équipe salariée chargée de la mise en œuvre des missions sociales. J’ai compris que mon investissement au sein de la Fondation aurait du sens.
L’implication est formalisée pour quatre ans, avec la signature d’une charte. Ce n’est pas à la légère ! Ce cadre garantit le sérieux et la continuité de l’engagement : c’est exactement ce que je recherchais.
En quoi consiste concrètement votre mission et comment l’articulez-vous avec votre activité professionnelle ?
En tant que correspondante entreprises, je suis impliquée sur le terrain pour créer des liens entre la Fondation de France Grand Ouest et les réseaux économiques régionaux, notamment en participant à des événements. L’objectif est de faire connaître la fondation dans le secteur économique, d’identifier des opportunités et initier des collaborations, et d’entretenir une relation de confiance avec les dirigeants. Ces mises en relation peuvent favoriser des actions de mécénat, notamment de soutien à des projets locaux.
Mon poste au sein d’un groupe international constitue un atout : je comprends les logiques des entreprises et les contraintes des décideurs. Il s’agit aussi de montrer que l’engagement philanthropique peut s’inscrire dans la stratégie des entreprises, sans être déconnecté de leurs enjeux économiques. Par ailleurs, mon engagement au sein de la Fondation de France Grand Ouest s’inscrit pleinement dans la philosophie de mon employeur, qui valorise et encourage l’implication philanthropique de ses collaborateurs.
Pour donner une illustration concrète de mes missions, je suis par exemple fière d’avoir pu contribuer à intégrer la Fondation de France Grand Ouest au jury du Prix Impact Entreprise des Pays de la Loire, composé de personnalités économiques. Elle y est reconnue comme un acteur du territoire à part entière, et plus seulement comme financeur. En participant à ce type d’initiatives, la Fondation de France Grand Ouest renforce son ancrage territorial dans la durée.
Qu’est-ce que cet engagement vous apporte ?
Lorsque j’ai intégré la Fondation de France Grand Ouest, j’ai découvert une équipe pluridisciplinaire composée de profils aux parcours particulièrement solides : experts juridiques, financiers, scientifiques, dirigeants d’entreprise… Chacun apporte ses compétences et un réseau construit au fil des années, créant une véritable force d’action, à la fois locale et nationale. C’est extrêmement stimulant, professionnellement et personnellement, de contribuer à un collectif d’un tel niveau.
Cet engagement a aussi modifié mon regard. Avant, j’avais sans doute absorbé un certain pessimisme ambiant. En travaillant au plus près des initiatives locales, j’ai découvert des porteurs de projets, souvent jeunes, qui entreprennent sur leur territoire sans attendre des solutions venues d’en haut. Cela redonne de l’optimisme et du sens.