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Rencontres des fondations d’entreprise : mieux soutenir le secteur associatif

13 avril 2026

Le 17 mars dernier, la Fondation de France a organisé la deuxième édition des rencontres dédiées aux fondations d’entreprise. Une soixantaine de représentants de fondations abritées étaient réunis pour échanger sur les défis actuels du secteur de l’intérêt général et réfléchir ensemble aux moyens de renforcer leur soutien aux associations face à la crise qu’elles traversent.

En introduction, Axelle Davezac, directrice générale de la Fondation de France, a alerté sur un contexte marqué par une polarisation croissante des débats publics, fragilisant la démocratie et le soutien aux associations.

« Certains sujets, notamment ceux liés aux migrations, à la citoyenneté et à la démocratie, deviennent de plus en plus « sensibles » pour les fonds et fondations », a confirmé Benoît Hamon, président d'ESS France, invité à introduire la table-ronde consacrée au soutien au secteur associatif. Dans ce contexte, les acteurs de l’intérêt général qui soutiennent des associations agissant sur ces thématiques s’exposent davantage à des controverses, ce qui pourrait les conduire à se désengager de certaines causes, pourtant essentielles.

Rappelant que la crise actuelle de financement « pousse à des mutualisations d’associations, à des redéploiements d’activité », Benoît Hamon a également souligné que le soutien des fondations d’entreprise est essentiel pour le monde associatif dans cette phase de transition.

Accompagner les associations dans la durée

La table-ronde, animée par Clara Schoumann, responsable du pôle fondations d’entreprise à la Fondation de France, a réuni Ana Coric, responsable des partenariats à la Fondation Ardian, Stephen Cazade, coprésident de l’association Unis-Cité, et Laurent Duclot, responsable de la stratégie de l’offre à France Active.

« Dans cette période incertaine, il est important de se positionner sur la pérennisation, la structuration et la professionnalisation des associations. Mais la question des soutiens financiers ne doit pas faire oublier que, quelle que soit la taille d’une fondation, chacun peut aussi soutenir les associations sur le plan humain et émotionnel », a rappelé Ana Coric.

L’échange a également été l’occasion pour tous les participants de souligner l’importance pour les associations de revenir au cœur de leur projet. « Quand les ressources se raréfient, il faut être plus que jamais clair sur ce qui est essentiel et recentrer nos actions sur ce qui fait notre raison d’être », a par exemple expliqué Stephen Cazade. « Pour une association comme Unis-Cité, cela se traduit par une volonté réaffirmée de placer l’engagement des jeunes et l’intérêt général au centre de chaque action, pour répondre avec justesse aux défis de notre société. Mais nous ne renonçons pas pour autant à l'innovation. Au contraire. Porter une dynamique ambitieuse fait partie de notre stratégie de résilience. »

En présentant ensuite les grandes tendances du secteur philanthropique, Vincent Bodin, directeur délégué de l’Action philanthropique à la Fondation de France, a lui aussi insisté sur la nécessité d’adapter les pratiques face aux transformations du secteur associatif. « La crise que traversent les associations est aussi l’occasion de repenser nos manières de faire pour construire des stratégies plus robustes et adopter des pratiques qui prennent mieux en compte leurs besoins », a-t-il déclaré.

La Fondation de France entend ainsi poursuivre le renforcement des dispositifs d’accompagnement proposés aux fondations d’entreprise.

Des ateliers pour croiser les pratiques et s’inspirer

L’après-midi s’est poursuivie par plusieurs ateliers en petits groupes permettant aux participants d’échanger plus concrètement sur leurs pratiques : comment proposer un accompagnement extra-financier aux associations soutenues ? Comment donner davantage de sens à l’engagement philanthropique des entreprises ?

D’autres ateliers ont ensuite abordé les stratégies territoriales des fondations et les enjeux de gouvernance. Les participants ont échangé sur les manières de déployer leurs actions au plus près des territoires en mobilisant par exemple les filiales régionales des entreprises, mais aussi sur les façons d’impliquer salariés et experts autour du projet philanthropique.