| Titre du projet |
Résumé du projet |
| Hydrat'Haie |
Ce projet vise à expérimenter une méthodologie innovante pour renforcer la résilience des territoires vulnérables aux phénomènes d'érosion et de ruissellement. Il s'appuiera sur le choix d'une commune ou d'un groupement de communes entourées de plaines agricoles et confrontées à des problèmes récurrents d'inondations. L'initiative repose sur trois piliers : un diagnostic scientifique partagé, une forte implication citoyenne et la mise en œuvre d'aménagements sobres et efficaces. Un bureau d'étude spécialisé en agronomie accompagnera la réalisation d'un diagnostic territorial précis et co-animera des réunions publiques afin de rendre les données compréhensibles et mobilisatrices. Ce travail préparatoire servira de base à la concertation avec les habitants, les élus et les agriculteurs pour co-construire un plan d'action adapté. Les solutions retenues se traduiront directement sur le terrain grâce à l'organisation de chantiers participatifs encadrés par l'association : plantations de haies d'essences locales, mise en place de fascines anti-érosives ou encore ensemencement de bandes enherbées. Au-delà de la mise en œuvre locale, l'expérimentation a vocation à être reproductible et à inspirer d'autres communes confrontées aux mêmes problématiques, contribuant ainsi à développer une véritable culture de la résilience territoriale. |
| Réduction des risques liés aux crises climatiques à Marseille, expérimentation d'actions de résilience des habitats subis (squats, bidonvilles, rue, campement) |
Face à la crise humanitaire liée à l'augmentation de la précarité et des solutions d'habitat par nécessité (rue, squats, bidonvilles, campements, co pro dégradé), le changement climatique et les crises qui y sont liées ont un impact direct et considérable sur la santé des plus précaires dans les lieux de vie subis. Ces dernières années, ils sont les premiers concernés par les canicules, vagues de froid, incendies, inondations ; avec une surmortalité importante et une dégradation des conditions de vie sanitaire impactant durablement leur santé. JUST propose d'expérimenter une action de réduction des risques liés au changement climatique à Marseille par une intervention sous forme d'équipe mobile de soutien pragmatique à la résilience des habitats subis les plus exposés et par différents leviers : - diagnostic multipartenarial des sites les plus exposés et concernés - actions de sécurisation électrique d'adaptation des habitats subis aux vagues de froid et canicules et risque d'incendie. - actions de sanitarisation (accès à l'eau, sécurisation des réseaux d'eau, prévention des infiltrations et inondations, assainissement) pour l'adaptation aux inondations et aux canicules. - actions de capitalisation d'expériences à l'échelle nationale pour des recommandations concernant l'adaptation des habitats subis face aux crises climatiques |
| Souvenirs Majeurs |
Souvenirs Majeurs est un projet artistique et citoyen qui explore les mémoires locales liées aux risques naturels à travers une enquête de terrain sensible et immersive dans le parc naturel Régional du massif des Bauges en Savoie. Porté par une équipe d'artistes en lien avec des opérateurs de terrain, il vise à collecter des témoignages, images, sons et objets auprès des habitants de communes marquées par des événements naturels passés. L'objectif est l'émergence d'une mémoire vivante, plurielle, émotionnelle à partir de récits personnels et de lieux porteurs de sens. À partir de cette matière, l'équipe construit des objets de valorisation artistique, expositions, fictions sonores, balades sensibles ou installations interactives qui donnent à voir et à ressentir les risques autrement. Par l'émotion, la poésie et l'imaginaire, le projet favorise une sensibilisation aux risques naturels intime et durable. Elle se veut aussi plus proche du citoyen que les dispositifs classiques de prévention. Souvenirs Majeurs veut renforcer le lien entre habitants et territoire, à transmettre les histoires oubliées ou peu racontées, et à construire une culture du risque partagée. Il met en lumière l'importance des récits individuels dans une perspective collective, en valorisant la parole des citoyens comme levier de résilience et d'action. |
| Logements bouilloires : le pouvoir d'agir des locataires pour des logements sains et des territoires résilients |
Le projet TeZeLoMa (Territoire Zéro Logement Mal-adapté climatiquement) - Locataires Ensemble propose de conjuguer l'expertise technique et juridique et des dynamiques d'organisation des syndicats d'habitants pour développer la résilience face aux canicules et à la crise du logement. Une équipe pluridisciplinaire d'ingénieurs thermiciens, de juristes et de data-analystes travaillera main dans la main avec les collectifs de locataires organisés afin de produire un pouvoir déclencheur de rénovations auprès des bailleurs, d'identifier les situations les plus urgentes, de documenter les abus (charges, non-respect des obligations légales, passoires énergétiques). Ce travail sera complété par un volet de solidarité et d'entraide : accompagnement des familles vulnérables, transmission des savoir-faire de contrôle (charges, décence, droit au logement), formation de militants capables d'alerter et d'agir collectivement. L'objectif est de renforcer le pouvoir d'agir des habitants en matière de prévention des risques sanitaires liés aux chaleurs extrêmes, tout en diffusant une démarche innovante d'organisation territoriale : transformer la vulnérabilité subie en force collective pour accélérer la rénovation et rendre les quartiers populaires et leurs logements plus sains, plus solidaires et plus résilients. |
| Prévention, gestion et lutte contre les impacts des changements climatiques sur les cours d'eau |
En cohérence avec les objectifs du PAPI du territoire Grand Orly Seine Bièvre, mise en oeuvre d'un programmation d'actions de sensibilisation des populations aux enjeux des inondations et des crues de la Seine. |
| Face aux inégalités climatiques, défendre un accès sécurisé et suffisant à l'électricité |
Les populations les plus pauvres sont parmi les plus exposées au changement climatique. Le projet vise à améliorer les conditions de vie des habitant.es précaires, notamment les personnes exilées ou marginalisées vivant dans des squats, bidonvilles ou logements insalubres, confrontées aux risques électriques et aux vagues de chaleur. Un accès sécurisé à l'électricité constitue un levier essentiel pour réduire la pénibilité des canicules, en permettant l'usage de ventilations, la conservation des aliments et des médicaments. DKM2C propose une approche intégrée, combinant expertise technique et lien social via les partenaires de terrain. Les interventions incluent diagnostics électriques, mise en sécurité des installations, solutions temporaires fiables et sensibilisation des occupants aux risques et bonnes pratiques. Les habitants participent aux travaux dans la mesure du possible, favorisant appropriation et autonomie dans la maintenance. Le projet s'inscrit dans une logique de réemploi et de durabilité, en valorisant du matériel électrique récupéré et reconditionné. Il prévoit aussi la transmission de savoir-faire aux habitants et partenaires locaux, afin de renforcer les capacités collectives et la reproductibilité des actions. L'objectif est de prévenir les accidents, protéger les populations vulnérables et améliorer concrètement leur quotidien face aux épisodes climatiques extrêmes. |
| Fraîcheur de Vivre |
Ce projet vise à transformer des îlots de chaleur urbain en îlots de fraîcheur et de vie pour et avec les (potentiel·les) usager·es du lieu repensé : sensibilisation et diagnostic participatif puis co-conception de solutions simples, peu coûteuses et n'utilisant pas de technologies énergivores. Est ensuite proposé un chantier participatif pour co-construire tout ou partie des solutions imaginées (à minima débitumisation et végétalisation). Un dernier temps permet d'évaluer les premiers impacts des solutions mises en place. |
| Environn'âge |
Dans un contexte de changement climatique et de vagues de chaleur de plus en plus fréquentes, les personnes âgées sont une population particulièrement vulnérable. Prise de médicaments, maladies chroniques, isolement… sont quelques-uns des facteurs qui les rendant plus fragiles que le reste de la population. La surmortalité des personnes âgées en Bretagne de l'été 2022 en a été la preuve. En dépit de cette vulnérabilité bien réelle, la littérature tend à démontrer que les personnes âgées ne se perçoivent pas vulnérables et n'associent donc pas les vagues de chaleur à un risque supplémentaire pour leur santé. Le projet Environn'âge, coconstruit avec plusieurs partenaires bretons, vise à prévenir sur le long terme les effets des vagues de chaleur sur la santé des personnes âgées. Il doit permettre d'outiller les personnes et donc leur permettre d'adopter des comportements plus résilients. Le programme de 3 ateliers vise les bretons de plus de 60 ans, des aidants professionnels ou familiaux et des élus afin de parler des mesures individuelles et collectives. Les ateliers ambitionnent également un rapprochement entre les participants et les acteurs de leur territoire (maraichers, tiers-lieux, commerçants) parce que lors de crises climatiques les liens sociaux permettent aussi de protéger les personnes. |
| « Territoires méditerranéens résilients : des jardins aux forêts, agissons ensemble contre les incendies » |
Porté par COOPERE 34, ce projet vise à sensibiliser les habitants de l'Hérault aux risques d'incendie et à la préservation des espaces naturels sensibles (ENS), en combinant prévention, éducation environnementale et mobilisation citoyenne. Face à l'aggravation des feux (38 % du département en aléa fort) et à la méconnaissance des Obligations Légales de Débroussaillement (OLD), il propose une approche systémique : Actions clés : Ateliers "Jardins Résilients" et parcours pédagogiques en ENS. Formation de 120 "Ambassadeurs Résilience" (habitants et agents municipaux) pour diffuser les bonnes pratiques. Science participative (inventaires naturalistes, chantiers écologiques) et événements grand public (ex : Fête de la Garrigue en 2026). Sensibilisation scolaire (40 établissements ciblés) via des ateliers adaptés par niveau. Objectifs : Toucher 3 000 habitants, créer 5 jardins démonstratifs, et impliquer 40 foyers dans la collecte de données biodiversité. Le projet s'appuie sur le PDPFCI 2025-2034 et un réseau de 78 associations (LPO, CEN, SDIS 34) pour une action coordonnée. Lien unique entre prévention incendie et biodiversité, avec des outils concrets (plaquettes, panneaux, kits de plantes indigènes). Budget de 53 200 €, financé à 44 % par la Fondation de France, le reste par la Région, le Département et les communes. |
| L'École du feu : apprendre à vivre dans les territoires du feu |
L'École du feu est née à la suite du grand incendie du 8 juillet 2025, qui a ravagé 750 hectares de collines et touché durement le quartier de l'Estaque à Marseille. Face au traumatisme et à la colère des habitants, un groupe de sinistrés et le Bureau des Guides du GR2013 ont décidé de transformer cette catastrophe en processus de résilience collective. L'École du feu se donne pour objectif d'apprendre à mieux comprendre le feu, non seulement comme un risque mais aussi comme un élément constitutif des paysages méditerranéens. Elle vise à renforcer les connaissances des habitants, à organiser des actions collectives de prévention et de restauration écologique, à outiller les citoyens pour dialoguer avec les pouvoirs publics, et à documenter ce processus comme une recherche-action. Le projet s'articule autour de balades apprenantes, d'ateliers participatifs, d'expérimentations collectives (débroussaillement, soins aux sols, replantations), d'actions pédagogiques dans les écoles, et de créations artistiques pour nourrir un récit partagé. Sur deux ans, l'École du feu produira un cahier de recommandations citoyennes, des savoirs situés, et des expérimentations concrètes. Elle ambitionne d'ouvrir un chemin vers une résilience systémique, en inventant de nouvelles relations entre habitants, paysages et institutions. |
| Anticiper les risques croissants et nouveaux de pollution liés au changement climatique dans l'Aude |
L'Aude est l'un des territoires français les plus exposés aux conséquences du changement climatique : inondations, méga-feux, sécheresses, tempêtes et submersions marines. Ces événements extrêmes augmentent le risque de dispersion de polluants anciens ou actuels dans l'air, l'eau et les sols. Lors des méga-feux de l'été dernier, par exemple, des sites industriels et d'enfouissement de déchets ont été touchés, suscitant de vives inquiétudes sur la qualité de l'air et de l'eau. L'Institut Écocitoyen, structure de recherche citoyenne, n'est aujourd'hui pas outillé pour répondre à ces situations. Le projet vise à co-construire avec les habitants, associations, collectivités, scientifiques et acteurs économiques un dispositif pilote pour : - cartographier les risques environnementaux liés aux aléas climatiques ; - définir des protocoles de suivi et de mesure adaptés aux situations de catastrophe ; - lister les besoins pour développer une capacité locale de réponse rapide (matériel, relais et capteurs citoyens) ; - s'inspirer d'expériences internationales pour créer une culture citoyenne du risque. Ce dispositif, conçu pour le département de l'Aude mais reproductible ailleurs, comblera un vide de l'action publique, donnera aux citoyens et collectivités une meilleure connaissance des risques et renforcera la résilience collective face aux impacts environnementaux du changement climatique. |
| Ensemble vers la résilience : avec les habitants, créons des solutions low-tech pour lutter contre les crises |
Le Couserans,territoire rural marqué par une précarité importante, nécessite des solutions concrètes pour renforcer la résilience de ses habitants. Dans ce contexte, l'association EBE-UBAC propose un espace collectif de résilience innovant alliant savoir-faire low-tech, intelligence collective et mémoire locale. Ce projet permet de réduire la dépendance aux ressources extérieures en développant des compétences autonomes et de fédérer les habitants autour de projets concrets et solidaires. Les objectifs clés sont : - Augmenter l'autonomie et l'adaptation de publics précaires ou isolés par la mise en place d'ateliers de fabrication d'équipements résilients et l'accompagnement technique des habitants ; - Favoriser un habitat sobre et adapté par la co-conception d'équipements low-tech ; - Créer un espace de mémoire et de transmission par la réalisation de podcasts et de mini-documentaires valorisant les expériences. Cette approche collaborative par l'implication active des habitants, s'appuie sur une pédagogie basée sur des formations pratiques. La capitalisation des retours d'expérience par la production documentaire sera inspirante pour d'autres territoires ruraux. Ce projet se distingue par son double ancrage à la fois technique (priorité aux low-tech, solutions frugales et réplicables) et humain (alliance entre mémoire collective et innovation citoyenne) pour une résilience par et pour les habitants. |
| RESILIA : Renforcer les ESpaces Informels par le Lien et l'Implication des Acteurs |
Depuis 2022, avec l'autorisation des propriétaires concernés, Dédale intervient dans les squats et bidonvilles de la métropole bordelaise pour réduire les risques auxquels sont exposés leurs habitants. RESILIA est un prolongement de ce volet de sécurisation et s'articule autour de trois axes complémentaires. Renforcer les capacités d'agir des habitants : Par des diagnostics participatifs, des ateliers de prévention et l'organisation de réseaux d'entraide, les habitants acquièrent des compétences et une autonomie leur permettant d'anticiper les crises et de les surmonter collectivement. Sécuriser les lieux de vie : En coconstruction avec les familles, Dédale met en place des aménagements sobres et efficaces : sécurisation incendie, accès à l'eau, isolation thermique, organisation d'espaces ombragés collectifs. Ces interventions réduisent les risques immédiats et contribuent à une meilleure qualité de vie. Améliorer la connaissance des sites par les acteurs institutionnels : Dédale documente les conditions de vie et les vulnérabilités de chaque site, partage ces données avec les collectivités, les services de l'État, les services de secours et les acteurs sociaux, favorisant ainsi une coordination efficace des réponses publiques. En combinant empowerment, amélioration matérielle et coopération des parties prenantes, Dédale transforme ces espaces informels en lieux de vie plus sûrs et plus résilients. |
| Lignes de vie : quand les territoires s'adaptent. Une série de podcasts de la collection Ondes Durables |
Ce projet porté conjointement par la CORLAB (Coordination des radios locales et associatives de Bretagne) et la FRAP (Fédération des Radios Associatives en Pays de la Loire) vise à coproduire une collection de podcasts autour des enjeux de justice sociale et adaptation au changement climatique. Chaque épisode (20 min) associera un reportage de terrain sur une initiative d'adaptation aux risques environnementaux ciblant les populations les plus vulnérables, associé à une interview d'un·e expert·e scientifique permettant d'éclairer sur les enjeux locaux associés à ces risques. En s'appuyant sur les travaux du GIEC Pays de la Loire et du Haut Conseil Breton pour le Climat, ce projet a pour objectif d'informer les citoyen·nes sur leurs vulnérabilités climatiques tout en valorisant les initiatives locales d'adaptation. Diffusés sur l'ensemble des 40 radios citoyennes de nos réseaux, ces podcasts renforceront la sensibilisation, l'éducation aux risques climatiques et la compréhension des inégalités sociales liées aux impacts environnementaux. Ce projet entend ainsi rapprocher expertise scientifique et expériences de terrain pour faire de la pédagogie autour des choix d'organisation territoriale, des recours à des modes de construction et de réhabilitation adaptés pour et avec les habitant·e·s. |
| Résilience littorale et futurs souhaitables submersibles en Pays de Lorient |
Face à l'élévation du niveau marin et au recul du trait de côte, les territoires littoraux doivent repenser leur habitabilité. Sur la presqu'île de Gâvres, laboratoire vivant de ces transformations appelée à redevenir une île, le tiers-lieu Maison Glaz et son écosystème Nouveaux Rivages développent depuis six ans une approche pionnière de la résilience littorale. Cette initiative propose des actions concrètes visant à réduire la vulnérabilité du Pays de Lorient face aux risques littoraux, à travers quatre axes : - Nouvelles approches du risque : coproductions artistiques, formations citoyennes sur les défis littoraux, pour transformer l'approche conventionnelle défensive en mobilisation créative. - Construction de connaissances populaires : formation aux premiers secours en submersion marine, accueil périscolaire spécialisé, suivi participatif de la quantité d'eau douce et de la qualité des eaux littorales. - Expérimentations : abri tempête solidaire, pratiques nourricières littorales low-tech, maison-témoin de l'habitat résilient. - Coopération territoriale : tressage d'alliances entre habitants, acteurs publics et privés pour faire émerger des solutions désirables. Porté par un partenariat pluridisciplinaire, ce programme fait des habitants les acteurs de leur adaptation plutôt que les destinataires passifs de politiques publiques, ouvrant des perspectives reproductibles sur les les territoires les plus exposés aux risques littoraux. |
| Expérimentation d'un « Bricobus Résilience » en Indre-et-Loire (2026-2027) : un projet pilote de prévention visant à sensibiliser, accompagner et mobiliser les populations les plus vulnérables face aux risques naturels d'inondations et d'incendies dans leur habitat. |
En Indre-et-Loire, face à l'exposition des habitations aux risques d'inondations (7 PPRI) et d'incendies (zones OLD), notre association Compagnons Bâtisseurs Centre-Val de Loire souhaite déployer un « Bricobus Résilience » pilote de prévention, afin d'accompagner les habitants les plus vulnérables situés dans des zones à risques dans la réalisation de travaux d'adaptation de leur habitat face aux risques naturels et dans le développement d'une culture de la résilience à partir des enjeux liés à leur propre lieu de vie. Cela signifie ce dispositif s'articulera autour de 2 axes complémentaires : • Réduire la vulnérabilité des habitats avec les habitants : via des chantiers résilience participatifs de prévention en ARA, permettant d'adapter et de protéger leur logement face aux risques d'inondations et de feux de forêts. • Sensibiliser et développer une culture du risque avec les habitants mobilisés (chantiers résilience, animations collectives, etc.) : en partant des enjeux liés à leur espace de vie, en els sensibilisant (bonnes pratiques) et en leur transmettant compétences, connaissances et ressources pour renforcer leur capacité à agir face aux catastrophes à venir. |
| HABITER RÉSILIENT À SAINT BENOIT |
Le CS Bambous Girofles, implanté à Saint-Benoît e, mène depuis plusieurs années des actions de proximité autour de l'accompagnement social, de la participation citoyenne et de la prévention des risques, notamment via le dispositif Nou Lé Paré. Ce projet vise à renforcer la résilience des habitants et réduire leur vulnérabilité. Il poursuit quatre objectifs principaux: promouvoir une culture partagée de la résilience par la diffusion de pratiques de prévention et de préparation aux crises, renforcer le pouvoir d'agir des habitants via des instances participatives comme le comité d'habitants et le collège jeunes autonome, développer des espaces de vie résilients à travers le jardin perma-urbain "Les Bambous", et préserver la santé et le bien-être grâce à des ateliers de sport, de bien-être et de soutien aux premiers répondants.Concrètement, le projet propose des ateliers de prévention, des formations aux gestes citoyens,des outils pédagogiques accessibles, et des actions intergénérationnelles autour du jardinage, de l'alimentation durable et des réseaux d'entraide. Les jeunes auront un rôle central dans la conception et la transmission des pratiques de résilience. Destiné aux habitants de Saint-Benoît et de la CIREST, le projet crée un modèle de solidarité socio-écologique reproductible, fondé sur l'implication citoyenne, la coopération associative et l'innovation sociale. |
| CERAFIN : Construire Ensemble la Résilience Alpine Face aux rIsques Naturels |
Face à l'augmentation des aléas naturels, notre projet CERAFIN vise à renforcer la résilience des territoires alpins et de leurs habitants, en particulier les plus vulnérables. Les journées de formation et de partage interacteurs, s'appuient sur la montée en compétence des acteurs locaux du tourisme, de l'environnement et du monde associatif, choisis comme ambassadeurs de proximité capables de relayer la culture du risque auprès des populations résidentes et touristiques. Ces journées, organisées dans différents sites alpins, combinent temps d'apports scientifiques, visites de terrain et ateliers participatifs pour : - sensibiliser aux risques naturels et aux bons réflexes en cas de crise ; - développer des outils adaptés aux diverses populations ; - favoriser la coopération entre collectivités, associations et professionnels pour anticiper collectivement les crises. À court terme, elles apportent aux acteurs locaux les connaissances nécessaires pour accompagner les habitants dans la prévention et l'adaptation. À moyen et long terme, elles contribuent à une culture partagée de la résilience, réduisant la vulnérabilité des territoires et améliorant la qualité de vie et la sécurité de leurs habitants. Faire des risques naturels non seulement un enjeu de protection, mais aussi une opportunité de cohésion sociale et de développement territorial durable. |
| Prévention des risques incendies dans les habitats précaires en France |
Le projet proposé répond à une urgence croissante : les incendies dans les bidonvilles, squats et habitats précaires en France. En 2023, plus de 38 départs de feu majeurs ont été recensés, provoquant blessés, décès, pertes matérielles et ruptures de scolarité. Ces sinistres, liés à des installations électriques dangereuses, des chauffages inadaptés ou des matériaux inflammables, aggravent la précarité et marquent durablement les familles. En 2024, une expérimentation pilote menée à Toulouse a permis d'installer des extincteurs, de former les habitants aux bons réflexes et de co-construire une méthodologie de réduction des risques avec les communautés et les services de secours. Cette approche participative a démontré son efficacité et son appropriation locale. En 2025, le projet entre en phase d'extension, avec un déploiement à Marseille et en Île-de-France, tout en poursuivant les activités à Toulouse. Les actions incluent diagnostics de risques, installation d'équipements adaptés, ateliers pratiques, sensibilisation communautaire et suivi des dispositifs. Un volet complémentaire porte sur la sécurisation de l'accès à l'électricité pour réduire la précarité énergétique. L'ambition est de bâtir un modèle reproductible, en partenariat avec les acteurs publics, les SDIS et les associations locales, afin de protéger durablement les habitants et d'améliorer leurs conditions de vie. |
| Ma Ville s'adapte : Pour une ville vivante et vivable. Projet global d'adaptation des espaces urbains au changement climatique. |
Face aux effets croissants du changement climatique — intensification des îlots de chaleur urbains, sécheresses, canicules, inondations et perte de biodiversité — il devient essentiel de repenser les espaces urbains pour les rendre plus résilients, agréables et durables. Dans ce contexte, le CPIE Logne et Grand-Lieu souhaite expérimenter un projet pilote de renaturation urbaine sur deux communes du Pays de Retz (région Pays de la Loire). L'objectif est de concevoir un modèle d'action reproductible, co-construit avec les collectivités locales, pour favoriser : -la végétalisation des centres urbains, -le rafraîchissement des villes, -la préservation de la biodiversité, -une meilleure gestion de l'eau, -le bien-être des habitants, -cohérence avec les enjeux de mobilité et de qualité de vie. Ce modèle intégrera une approche systémique et participative, visant à : -fédérer les acteurs locaux (collectivités, associations, citoyens…), -créer une dynamique territoriale (ex : groupes de travail), -relayer les initiatives existantes sur le territoire, -et proposer des actions concrètes, adaptées à chaque contexte urbain. Ce projet s'inscrit dans une dynamique régionale déjà engagée pour la végétalisation des écoles, des entreprises et des quartiers, et cherche à en renforcer l'impact tout en tenant compte des spécificités locales. |
| FAMILLES ET BENEVOLES PRETS « Anticiper pour mieux Agir en cas de catastrophe » |
Notre initiative vise à renforcer la résilience des habitants du quartier du Morne Acajou, particulièrement exposé aux risques naturels (séismes, cyclones, glissements de terrain). L'objectif principal est double : • Pour les familles : protéger leurs documents administratifs essentiels, se préparer grâce à un kit d'urgence et acquérir une meilleure culture du risque. • Pour les bénévoles : former un réseau local compétent, capable d'accompagner les victimes en cas de crise, sur les plans pratique, social et psychologique. En pratique, le projet combine : • La plastification, numérisation et sauvegarde des documents essentiels. • La sensibilisation des habitants aux gestes de préparation familiale (plan d'évacuation, contacts utiles, kit d'urgence). • La formation de 16 bénévoles "préventeurs en santé mentale" pour un soutien psychologique de proximité. • La constitution d'un réseau local solidaire, prêt à intervenir avant, pendant et après la catastrophe. Impacts attendus À l'issue du projet, nous visons : • Des familles rassurées et mieux préparées, avec leurs documents essentiels protégés. • La sauvegarde systématique des pièces importantes (plastifiées et numérisées). • La mise en place d'un réseau local de bénévoles compétents et disponibles. • Une communauté plus résiliente, capable de s'organiser et de réagir collectivement face aux catastrophes. |
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