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Sylvie Tourneur : le goût des autres

20 février 2026

Jeune retraitée du secteur hospitalier, Sylvie Tourneur est bénévole à Fondation de France Centre-Est.

sylvie tourneur« J’ai fait mille choses différentes dans ma vie, mais finalement je trouve que tout cela fait sens, et que cette diversité m’est utile », confie d’emblée Sylvie Tourneur au moment d’aborder son parcours. Bénévole à la Fondation de France Centre-Est depuis 2021, la jeune retraitée s’occupe aujourd’hui des projets menés dans la région en faveur du lien social, de la santé, mais aussi de la culture et des territoires. Une compétence plurielle qui s’explique par une carrière qui l’est tout autant. Née à Paris, Sylvie Tourneur a débuté comme vendeuse-libraire à la Samaritaine. « J’ai commencé à travailler très jeune et ma formation universitaire, je l’ai faite au fur et à mesure » explique-t-elle. Après avoir obtenu un diplôme de documentaliste et exercé à l’Observatoire français des conjonctures économiques et à la Mutualité Agricole, elle part à Grenoble au Centre Pluridisciplinaire de gérontologie. Elle se passionne alors pour les questions que pose l’avancée en âge et passe un DESS santé-protection sociale et vieillissement avant de réussir le concours de l’École Nationale de Santé Publique. Son dernier poste a été la direction d’un centre hospitalier de proximité en Haute-Loire (Jacques-Barrot à Yssingeaux). Un modèle d’hôpital souvent attaqué mais qu’elle défendra ardemment pour « sa médecine à hauteur d’homme » dans une tribune publiée dans Le Monde en 2019.

L’amour des livres, des idées et l’attention portée aux autres ont toujours guidé les choix de Sylvie Tourneur. Adolescente, elle accompagne la maladie de son père : « j’ai découvert l’exclusion sociale qui en découlait et la réponse inadéquate de l’institution », se souvient-elle pudiquement. Aujourd’hui aidante auprès de sa mère, Sylvie Tourneur n’a pas pour autant renoncé à s’engager aussi pour les autres. « J’avais envie que mon expérience puisse servir à tous, comme une mission transgénérationnelle », confie-t-elle. « Je connaissais la Fondation de France, grâce notamment à son soutien pour le développement des soins palliatifs quand je travaillais à l’université de Grenoble, mais aussi pour ses actions en faveur des aidants. Cette approche pionnière qui encourage l’innovation sociale m’a toujours paru importante et je m’étais dit que j’irais frapper à la porte de la fondation une fois à la retraite. »

Aujourd’hui, Sylvie Tourneur consacre une bonne partie de son temps à rencontrer des associations locales, instruire des projets ou repérer de nouvelles initiatives. Parmi elles, Plateforme VIP à Grenoble, qui se penche sur la question du vieillissement et de la fin de vie des personnes en grande précarité. Ou encore le Réseau Femmes à l’abri 26 qui vient en aide aux femmes victimes de violences dans les zones rurales (Drôme). « La société est de plus en dure et exacerbe les vulnérabilités. En parallèle, le désengagement de l’État plonge beaucoup d’associations dans l’incapacité de mener leurs actions de solidarité. Il y a beaucoup d’inquiétude. En tant que bénévole, je sais que je ne changerai pas le monde, mais je peux quand même ajouter une petite pierre », conclut avec sagesse Sylvie Tourneur.