Accéder au contenu principal
Vous êtes fondateur
Vous êtes donateur
Vous êtes porteur de projet
Vous êtes fondateur
Vous êtes donateur
Vous êtes porteur de projet

Les temporalités de l’action philanthropique au cœur d’une nouvelle étude

25 février 2026

Le 17 février dernier, la Fondation de France a présenté dans ses locaux les résultats de la nouvelle étude de l’Observatoire Philanthropie & Société intitulée « Les temps de l’action philanthropique », menée en collaboration avec les sociologues Anne Bory et Evangeline Masson-Diez. Des experts et représentants de fondations étaient réunis aux côtés des deux chercheuses pour échanger sur un enjeu central : concilier urgence et temps long dans les pratiques philanthropiques.

« Comment ne pas sacrifier un enjeu à un autre ? Comment intégrer réellement la question de la temporalité, du court au très long terme, dans nos modes d’action ? », a interrogé en introduction Axelle Davezac, directrice générale de la Fondation de France.

Dans un monde marqué par des bouleversements majeurs et des crises multiples, les acteurs philanthropiques sont à la fois sollicités pour agir rapidement et construire des solutions structurantes à long terme.

« La question du temps de l’action philanthropique ne relève pas uniquement d’un cadre juridique et administratif mais d’un choix stratégique des fondations. La pluri-annualité devient par exemple une norme et un standard de qualité », a expliqué la sociologue Evangeline Masson-Diez. Les fondations soutiennent généralement les projets pendants deux à trois ans et certains acteurs s’engagent sur cinq ans et plus pour donner de la visibilité aux associations.

Une table ronde réunissant Cybèle de Brem, co-directrice de la Fondation Lemarchand, Karin Jestin, conseillère en philanthropie, Philippe Mayol, directeur général de la Fondation Terre Solidaire, et Christophe Salmon, délégué général de la Fondation Crédit Mutuel Alliance Fédérale, a permis d’illustrer concrètement les enseignements de l’étude.

Tous ont souligné la nécessité de concilier réactivité face aux besoins immédiats et accompagnement dans la durée des projets soutenus, démontrant que l’opposition traditionnelle dans les pratiques philanthropiques entre temps court et temps long tend à s’estomper au profit de la coexistence de ces différentes temporalités. Ces échanges ont également mis en évidence l’importance de construire une relation de confiance entre fondations et associations, permettant de s’adapter à l’évolution des contextes et des besoins.

Autre temps fort de la soirée : l’intervention du philosophe Dominique Bourg, professeur honoraire à l’Université de Lausanne, qui a ouvert une réflexion plus large sur la manière dont les sociétés contemporaines envisagent le temps face aux grands défis écologiques.

Téléchargez l'étude