Aider les victimes de la catastrophe

Après le séisme du 11 mars 2011, la Fondation de France a collecté 1,27 million d’euros. Depuis, elle a soutenu 10 projets portés par des associations japonaises pour venir en aide aux familles et aux agriculteurs en plein désarroi face aux ravages du tsunami et surtout de la catastrophe nucléaire. 
 

Une catastrophe sans précédent

En mars 2011, le Japon subissait l’une de pires catastrophes naturelles de son histoire récente doublée du plus important accident nucléaire depuis Tchernobyl. Plus de 20 000 personnes sont mortes ou disparues, 200 000 personnes déplacées ont été regroupées dans 2 000 centres d’hébergement provisoire et 180 000 maisons et bâtiments ont été dévastés. Depuis, 3 000 personnes sont décédées dans la région de Fukushima des suites du stress et complications de santé liés à la catastrophe, ce qui est supérieur au nombre de victimes directes du tsunami et du tremblement de terre dans cette préfecture.Le coût des conséquences du séisme est estimé à 220 milliards de dollars (hors incidence à long terme de la catastrophe nucléaire). Seules 40 % environ des personnes étaient assurées contre les effets du séisme. Et le tsunami ainsi que le risque nucléaire ne sont pas assurables…

Aujourd'hui,  alors que beaucoup d'entre eux tentent de reconstruire leur vie et d’oublier les risques liés à la radioactivité, les habitants des régions sinistrées et les réfugiés restent dans une situation difficile. Ils sont particulièrement inquiets pour leur santé. Les enfants sont souvent confinés à la maison et n’ont plus d’activité en plein air. Les familles doivent gérer leur anxiété, tiraillées entre la volonté de savoir et celle d’oublier pour reprendre une vie « normale ». D’un point de vue social et économique, l’agriculture et la pêche sont impactées par l’incertitude qui règne sur les dangers liés à la contamination des aliments des régions nord-est.